lundi 30 juin 2014

Tous les chemins mènent au financement



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Un des éléments très importants dans une entreprise est sa capacité d’autofinancement. En d’autres termes, c’est la somme d’argent qu’il lui reste une fois que tout est payé, y compris les capitaux d’emprunts ou autres amortissements. Le problème est que souvent cette capacité est trop faible pour que l’entreprise puisse réellement l’utiliser.

Pourtant dans la vie d’une entreprise, il existe différents événements qui tous conduisent à la nécessité de trouver des financements. Et lorsque les financements ne peuvent pas provenir des réserves qui se sont constituées en interne, il faut chercher ailleurs.

D’ailleurs, même si l’entreprise dispose des ressources suffisantes, il vaudra mieux les conserver en cas de coup dur et donc trouver des financements extérieurs pour les besoins planifiés.




L’investissement

Le premier besoin en financement est l’investissement. En effet, une entreprise ne peut pas se contenter de disposer de moyens de production vieillissants ou de produits de base obsolètes. Il est nécessaire d’investir régulièrement pour non seulement se maintenir dans la course, mais également pour augmenter sa productivité.

D’ailleurs, lorsqu’une entreprise est reprise, que cela soit dans un cadre « normal » de transmission entre deux dirigeants, ou consécutivement au placement en Redressement ou en Liquidation Judiciaire de celle-ci, une des premières choses que le repreneur doit faire s’est estimer les investissements qui seront à réaliser rapidement.

Or s’il s’agit d’une entreprise de production, les investissements peuvent être importants, d’où la nécessité de trouver des financements extérieurs qui peuvent être soit des prêts bancaires, soit des apports d’investisseurs extérieurs à l’entreprise.


La restructuration

Un autre besoin en financement qui peut être important est celui qui couvre les coûts liés à la restructuration de l’entreprise.
Par restructuration j’entends deux choses :

  • la mise en place d’une nouvelle structure qui passe par des licenciements
  • la mise en place d’actions internes ayant pour objet de changer l’organisation de l’entreprise, sans forcément licencier des salariés, mais en les formant à leurs nouvelles fonctions


Dans tous les cas, il va y avoir des coûts qui seront supportés par l’entreprise. Il existe bien entendu des assurances pour prendre en charge les coûts de licenciement et les actions de formation sont prises en charge par les organismes pour lesquels l’entreprise cotise chaque année.

Mais les sommes disponibles peuvent ne pas suffire et il est souvent nécessaire de trouver des fonds complémentaires. Ceci est surtout vrai pour les coûts liés aux licenciements dans la mesure où les assurances qui existent sont très chères et que l’entreprise n’a pas nécessairement les moyens de se les payer.

Il est alors très difficile de trouver des financements via des prêts bancaires classiques car les raisons invoquées étant souvent le signe de difficultés naissantes ou à venir, les banques déjà frileuses se montreront très réticentes.

En revanche, l’entreprise pourra bénéficier de solutions de prêts par des investisseurs extérieurs ou par des structures non bancaires qui accepteront de financer ces opérations. Charge alors à l’entreprise de justifier que ces dépenses ne sont qu’une étape pour atteindre une rentabilité plus importante plus tard.

Le développement

Le développement peut être assimilé à de l’investissement mais en réalité il est assez différent dans le sens où le développement de l’entreprise peut induire la nécessité d’investir mais que cela n’est pas automatique.

En fait, j’entends par développement les actions qui conduisent à une croissance telle que le besoin en fonds de roulement augmente plus vite que la capacité de l’entreprise à générer un fonds de roulement suffisant.

Par exemple, si pour vendre 100, j’ai besoin de dépenser 40, alors pour vendre 300, j’aurai besoin de dépenser 120. Mais si, au vu des délais de paiement des différentes parties concernées, je suis obligé de dépenser les 120 alors que je viens de toucher seulement 100, j’ai un problème.

Si l’entreprise n’a pas les réserves suffisantes, elle va rapidement s’asphyxier et n’aura bientôt plus les moyens de financer son développement. Elle a donc besoin de l’argent nécessaire rapidement

Là encore, les financements classiques de type prêt bancaire ou affacturage ne suffisent pas. Le prêt bancaire car les banques ont généralement peur des entreprises à croissance rapide. L’affacturage car les montants récoltés ne suffiront de toute façon pas à financer le besoin en fonds de roulement qui croît trop vite.

Il faut donc une fois de plus s’orienter vers des investisseurs privés qui auront en plus cette capacité à accompagner le dirigeant dans sa croissance.



Finalement, les besoins en financement sont partout et tous les chemins mènent à eux car l’entreprise, surtout s’il s’agit d’une PME de taille modeste, n’a généralement pas la capacité de financer les différentes actions importantes de sa vie.
Dans le même temps, sauf cas particulier, les banques n’offrent pas de solution réellement adaptées aux besoins de l’entreprise, soit par frilosité, soit pas manque de compréhension du monde de l’entreprise. Leur accompagnement restant la plupart du temps confiné à l’octroi d’un compte bancaire sur lequel l’entreprise pourra réaliser ses encaissements et ses décaissements …

La solution la plus efficace provient selon moi de fonds privés ou d’investisseurs qui ont cette fibre entrepreneuriale et qui sont capables de comprendre fondamentalement les besoins de l’entreprise tout en les accompagnant afin de minimiser les risques. Les dirigeants d’entreprises doivent donc faire évoluer leur mentalité et considérer qu’il existe d’autres solutions que celles proposées par les banques pour financer leur activité.


Et vous, avez-vous déjà utilisé des solutions non bancaires pour financer votre activité ?


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Si vous avez besoin de conseils pratiques pour restructurer votre entreprise et trouver les financements correspondants, contactez-nous sur Creative Consulting et nous étudierons ensemble les solutions les plus adaptées.


Pour aller plus loin :


           

2 commentaires:

  1. Précisions sur le fonctionnement de l'affacturage :
    Les contrats d’affacturage dont l’encours de financement est déplafonné peuvent répondre à un besoin urgent de fonds de roulement. La seule limite sera la cotation de solvabilité des débiteurs qui peut freiner le montant du financement.

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    1. Merci de cette précision.
      La vraie contrainte est le délai administratif qui court entre l'expression du besoin et la mise à disposition des fonds. Cette contrainte peut toutefois être levée en anticipant ses besoins et donc en ayant un bon suivi de sa trésorerie ...

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