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jeudi 17 août 2017

Banques ou investisseurs ? A vous de choisir …



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Pour disposer de fonds, une entreprise n’a au final que deux possibilités, avoir des clients qui paient pour ses services ou ses produits ou obtenir des fonds auprès d’organismes financeurs.




Ces organismes peuvent se classer en trois catégories :
  • ceux qui donnent de l’argent sans réelle contrepartie
  •  ceux qui prêtent de l’argent
  • ceux qui donnent de l’argent en échange d’une partie de l’entreprise

Finalement on retrouve les mêmes catégories que dans le crowdfunding, sauf qu’ici, la foule est remplacée par des institutions.

Vous aurez bien entendu reconnu les banques dans le rôle de ceux qui prêtent de l’argent et les investisseurs (Business Angels ou fonds d’investissements) dans le rôle de ceux qui en donnent en échange d’une partie de l’entreprise.


Le choix à faire

En France nous avons naturellement tendance à aller voir la banque lorsque nous avons besoin d’argent. Ce réflexe est différent aux Etats-Unis par exemple où les entreprises cherchent en priorité des investisseurs.

Ainsi, comparer la « complexité » française pour « lever des fonds » avec la (relative) simplicité pour le faire aux Etats-Unis tient d’abord à cette différence culturelle. Au fond, le système s’adapte à la demande …

Par ailleurs, il n’existe quasiment pas de possibilité de trouver des investisseurs pour des entreprises qui démarrent juste et qui n’ont pas encore d’activité commerciale, d’où la nécessité de s’adresser aux autres financeurs, les banques ou les aides régionales.

Si on se place maintenant dans le cas où l’entreprise a la possibilité de s’adresser soit à des banques soit à des investisseurs, elle devra arbitrer entre deux modèles de financement que tout oppose … ou presque.


Se financer auprès des banques

Selon la Banque de France, les banques prêtent de plus en plus aux PME. Ce n’est pas ce qu’on constate sur le terrain car une PME est une structure juridique qui peut avoir de 10 à  quelques centaines de salariés. Et il est clair qu’une banque ne regardera pas du même œil la jeune pousse qui a 10 salariés, du petit groupe qui en a 300.

Quoiqu’il en soit, la première différence est que la banque va prêter de l’argent et va donc vouloir s’assurer d’une seule chose : que l’entreprise sera en capacité de la rembourser … Cela va induire trois conséquences pratiques pour l’entreprise qui souhaite emprunter :
  • elle va devoir disposer d’un certain historique pour « prouver » sa capacité à rembourser
  •  elle va devoir disposer d’un certains nombres d’actifs tangibles (matériel, bâtiments, etc.) que la banque pourra préempter en cas d’incapacité à rembourser le prêt consenti
  • le dirigeant va souvent devoir être caution sur ses biens propres pour se substituer à l’entreprise en cas de défaillance de celle-ci.

Tout cela n’est donc pas très engageant …

A cela s’ajoute que la banque ne va pas aider l’entreprise à se développer. Elle pourrait peut-être le faire car elle dispose dans ses fichiers de contacts qui seraient sans doute intéressants pour l’entreprise. Mais, sauf si le chargé d’affaire le fait de sa propre initiative, la banque ne va pas s’impliquer officiellement dans le développement de l’entreprise.

Pour faire simple donc, sauf pour de petits montants et pour financer certaines activités, il n’est pas forcément facile d’obtenir un prêt bancaire pour une startup qui se lance.

Le tableau n’est toutefois pas si noir que cela car il existe des banques qui ont compris que moyennant une prise de risque initiale, cela pouvait être une bonne opération à moyen terme. Elles ont donc mis à disposition des startups des lieux où celles-ci peuvent se développer. Parmi ces initiatives on peut citer les plus remarquables qui sont les « Villages » du Crédit Agricole et « l’Atelier » de BNP Paribas.


Les investisseurs

Le comportement général des investisseurs envers les startups est à l’opposé de celui des banques.
La raison est simple : un investisseur investit son argent contre une partie du capital de l’entreprise. Il attend donc un retour sur investissement le plus important possible.

Concrètement cela va se traduire par une implication (en principe) de l’investisseur dans l’entreprise : ouverture du carnet d’adresses, mentoring du dirigeant, etc..

Cela peut même aller jusqu’à une mise sous pression du dirigeant pour qu’il atteigne, voire dépasse les objectifs fixés car qui dit objectifs dépassés, dit valorisation qui augmente et donc sortie de l’investisseur avec une plus-value importante.

Ce qui va donc intéresser l’investisseur ce n’est pas tellement le passé de la startup (qui est d’ailleurs peu significatif) mais bien son potentiel de croissance. En effet, plus la startup aura du potentiel, plus cela intéressera l’investisseur car, encore une fois, cela signifiera une plus-value importante à la sortie.

 


Mais tout n’est pas si simple

Il y a un profil de financeur hybride auquel on ne pense pas souvent mais qui pourtant peut intervenir aussi bien au premier tour de table qu’aux suivants, souvent en complément, ce sont les fonds issus des banques.

A mi-chemin entre des fonds d’investissement et des banques, ils ont souvent les avantages des deux.
Une des caractéristiques les plus importantes est qu’ils disposent souvent de leurs propres fonds. Autrement dit, ils ne sont pas contraints, comme certains fonds d’investissements classiques, de liquider leur participation à une échéance donnée. Cela signifie que si à la date de sortie initialement prévue, il faut rester un an de plus pour permettre à l’entreprise de passer un cap difficile, ils peuvent le faire.

L’autre point cependant est que même si toutes les banques disposent de leur propres fonds (régionalement ou nationalement), ces derniers n’ont en pratique que peu de lien avec la banque de détail correspondante.

En revanche, ils sont en général très bien introduits dans l’écosystème local, ce qui peut être un vrai avantage pour les startups lançant leur activité en région.


Pour conclure

Ce rapide panorama des principales structures de financement des startups (hors fonds régionaux et d’entreprises, qui feront l’objet d’autres post) doit vous permettre d’y voir un peu plus clair sur les sources de financement à obtenir en fonction de la maturité de votre projet, de sa localisation ou de la nature des dépenses à financer.

Une fois que vous établi votre feuille de route, vous pourrez donc définir votre plan de financement avec plus de précision !




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Pour aller plus loin :
           

mardi 1 août 2017

Pourquoi et comment BPIFrance peut vous aider



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Lorsque la Banque Publique d’Investissement a été créée en décembre 2012, il a s’agit pour les pouvoir public de regrouper sur une seule entité plusieurs organismes qui intervenaient depuis des années dans le soutien aux entreprises. C’est ainsi que la CDC Entreprises, l’ANVAR, OSEO et le FSI ont été fusionnés pour donner naissance à BPIFrance.

Cette institution propose des dizaines de dispositifs pour des entreprises de différentes maturité, taille ou encore activité. Ici, je ne m’intéresserai qu’aux startups en phase de démarrage car s’il y a bien un domaine ou les financements sont les plus recherchés c’est lorsque la jeune pousse est en train d’éclore et qu’elle a besoin de quelques ressources pour valider son idée.



C’est en effet ici que la « philosophie » de BPIFrance apparaît : elle est là pour aider les entreprises qui démarrent, sans autre ambition que d’en faire des sociétés rentables et créatrices d’emplois. Le « I » de BPI est donc prépondérant, même s’il ne faut pas oublier qu’il s’agit également d’une « Banque » et qu’elle est « Publique » …

Pour avoir accès à tous les dispositifs proposés par BPIFrance, il ne faut pas hésiter à aller voir son site  (www.bpirance.fr) ou à appeler les différents conseillers dont les coordonnées sont détaillées sur le site web de BPIFrance.

Toutefois, et dans un souci de pédagogie pratique, je vais présenter de façon détaillée le dispositif de la Bourse FrenchTech qui est à la fois intéressant et pratique pour les startups qui démarrent, en expliquant les prérequis nécessaires et les avantages et les contraintes associés.

La Bourse FrenchTech

La Bourse FrenchTech (BFT) est un dispositif qui est accessible à toutes les sociétés ayant moins d’un an d’existence (la date de référence étant la date de dépôt du dossier à BPIFrance) et située hors de Paris. En effet, depuis fin 2016, ce dispositif a été remplacé à Paris par Innov’Up qui est co-géré par BPIFrance et la Ville de Paris.

Le principe est de permettre aux entreprises éligibles de bénéficier d’une bourse (c’est-à-dire très concrètement d’une somme qui ne sera pas à rembourser) dont le montant correspond au maximum à 70% des dépenses engagées et qui est plafonné à 30 000 €.

Les dépenses engagées sont toutes celles qui sont nécessaires pour que la startup puisse développer son prototype. Autrement dit, il peut s’agir :
  • des salaires qui seront versés aux personnes de la startup qui développeront techniquement la solution
  •  des prestataires extérieurs qui interviendront pour permettre à l’entreprise de développer son prototype (développeurs, conseils en protection intellectuelle, prestataires en UX/UI, prestataires réalisant des études de marché, etc.)
  •  des investissements qui seront réalisés pour développer le prototype (matériel, serveurs, etc.)


Quelques « détails » à connaître

Mais ce que ne dit pas (toujours) BPIFrance c’est que ce dispositif ne fonctionne qu’à trois conditions :
  • que la demande soit effectuée suffisamment tôt dans l’année car après septembre/octobre, il reste peu d’argent sur le budget annuel de BPIFrance et donc l’instruction de la BFT risque d’être repoussée en janvier de l’année suivante
  • si votre budget de développement est par exemple de 60 k€, BPIFrance n’en financera au maximum que 30 k€ … Il faudra donc que vous disposiez des 30 k€ restant pour obtenir le feu vert de BPIFrance, qu’il s’agisse de fonds propres, de comptes courants d’associés bloqués, de prêts bancaires, etc..
  •  BPIFrance ne verse que 70% du montant de la BFT au démarrage du projet, le solde n’étant versé qu’à la fin du programme de développement et sur la base de factures acquittées …


Le dernier point est très important car si vous avez un programme de développement dont le montant budgété est de 60 k€, comme le montant de la BFT est plafonné à 30 k€, cela signifie que BPIFrance aura calculé que son intervention sera de 50% de votre budget.

A la fin du programme, si vous avez réellement dépensé moins que ce qui était prévu, par exemple 50 k€ au lieu de 60 k€, BPIFrance va recalculer le montant de l’aide avec le taux d’intervention initial, soit 50%. Pour BPIFrance le montant de la Bourse sera donc de 25 k€ (50% de 50 k€). Or comme le montant initial versé par BPIFrance était de 21 k€ (70% de 30 k€), cela signifie que vous ne recevrez en fin de programme que 4 k€ (25 k€ - 21 k€), alors que vous vous attendiez à recevoir 9 k€ …


Un dispositif bien pratique

Ce dispositif est toutefois très intéressant pour les startups qui démarrent car, à condition de disposer de 20 ou 30 k€ de fonds (sous différentes formes) et de bien se faire accompagner pour remplir les formulaires de demande, il permet de recevoir une aide de 30 k€ dont 21 k€ sont versés rapidement.

Cela permet surtout de tester le marché et d’aller plus loin ensuite ou de pivoter sans risque important pour l’équipe fondatrice.

Bref, il ne faut pas hésiter !




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lundi 16 novembre 2015

Comment bien choisir ses investisseurs



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Trouver des investisseurs pour permettre à son projet de voir le jour ou de se développer est une chose. Choisir le ou les bons investisseurs est une autre chose. C’est même le sujet principal lorsqu’on initie une démarche de recherche de fonds.

Après avoir défini de combien on a besoin pour démarrer ou développer son activité, on doit commencer par déterminer le profil des investisseurs qu’on souhaite voir entrer à son capital. En effet, à partir du moment où l’investisseur possède des parts dans votre entreprise, même s’il intervient comme actionnaire minoritaire, il va devoir être informé des choix que vous faites et il va vous demander des comptes. La vie va donc changer pour vous.



Alors comment bien choisir ses investisseurs ?

Premièrement il faut vous persuader d’une chose : c’est bien à vous de choisir vos investisseurs et pas l’inverse. Vous devez donc toujours garder ce rapport de force en tête dans les discussions que vous aurez avec ceux qui seront susceptibles de travailler avec vous.

Une fois cette condition initiale posée, vous pouvez commencer votre travail de recherche.

Pour cela, commencez par savoir de quel type d’investissement on parle. Le vocabulaire utilisé dans le domaine du financement d’entreprise n’est en effet pas très précis et un terme donné peut recouvrir un spectre plus ou moins large. Dans ce qui nous intéresse ici, on a schématiquement 3 grandes familles d’investisseurs selon qu’ils interviennent :

  • en amorçage, c’est-à-dire tout au début de la vie de l’entreprise, votre projet est lancé mais vous ne générez pas encore de chiffres d’affaires
  • en capital développement, c’est-à-dire quand votre entreprise a commencé à générer du chiffre d’affaires et est en train de croître
  • en capital investissement, c’est-à-dire quand votre entreprise  est bien développée et qu’elle veut passer un cran au-dessus (aller à l’export ou faire de la croissance externe  par exemple)


Vous devez donc commencer par savoir à quel stade se trouve votre entreprise.

Ensuite, et c’est lié au premier point, vous devez déterminer vos besoins. En effet, si vous démarrez juste, vous aurez « seulement » besoin de quelques centaines de milliers d’euros (entre 200 k€ et 500 k€) tandis que si votre entreprise est déjà bien développée et qu’elle est rentable, les tickets seront de plusieurs millions d’euros, voire dizaines de millions d’euros.

Au démarrage, estimer ses besoins est une tâche complexe car vous devez estimer des coûts dont vous n’avez pas forcément idée. Par exemple, si vous vous lancez, comment estimer les coûts de communication sur une année ?

Une fois que vous savez combien vous voulez et quel type de fonds vous souhaitez adresser, vous devez les identifier et commencer à faire le tour de ces investisseurs potentiels. C’est une tâche à la fois chronophage et frustrante car le taux de refus est généralement très élevé (entre 90% et 95% !). Toutefois, ce nombre n’est qu’une statistique et ne signifie pas que pour avoir votre premier succès, vous devrez au préalable voir une vingtaine de fonds !

Une bonne technique cependant consiste à démarcher des fonds avec lesquels vous n’avez pas forcément envie de travailler mais sur lesquels vous allez pouvoir tester votre pitch et votre présentation. Vous ne prenez aucun risque et vous êtes donc beaucoup plus prêt pour le jour où vous allez solliciter le ou les fonds que vous avez vraiment envie d’avoir dans votre capital.

C’est ici en effet qu’on parle du choix et que le principe évoqué au commencement de ce billet doit vous revenir à l’esprit : regardez bien ce que font les fonds, comment ils communiquent, à quels événements ils participent. Si vous le pouvez, allez les voir lors de road shows ou de réunions publiques, voire de concours de pitch !

Vous allez passer quelques années avec celui ou ceux qui vont entrer à votre capital, il n’est donc pas question de mal choisir. Vous avez sans doute des critères qui vous sont propres, aussi n’hésitez pas à faire passer les fonds qui peuvent vous correspondre théoriquement à la moulinette pour ne choisir que la poignée avec lesquels vous avez réellement envie de travailler !


Ainsi, pour choisir les investisseurs avec lesquels vous allez travailler, ne vous mettez jamais en position de faiblesse. Pour vous en persuader, dites-vous qu’ils ont un intérêt à venir chez vous car comme votre projet va marcher et être très profitable, ils vont pouvoir faire une plus-value très forte ! Vous pouvez donc choisir qui va accompagner votre succès. Normal, non ?



Et vous, quels sont vos critères de choix d’un investisseur ?


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Pour aller plus loin :


           

mercredi 28 octobre 2015

Les incubateurs sont-ils (vraiment) utiles ?



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Il y a quelques semaines j’étais présent à un concours de « pitchs » de startups et j’étais étonné de voir que la plupart de ces jeunes entreprises étaient toutes issues d’incubateurs relativement connus. Ce n’était pas un problème en soi, mais le fait était suffisamment remarquable pour que cela m’intrigue.

Par ailleurs, le jury était composé de représentants de fonds d’investissement en capital-risque ayant pignon sur rue et j’avais la curieuse sensation que ces derniers étaient ici pour « faire leurs courses », autrement dit, trouver la perle rare qui pourrait leur permettre de réaliser une forte plus-value à la sortie.



Je me suis alors interrogé sur l’environnement des startups car la frontière entre un écosystème bienveillant qui permet aux porteurs de projets de se lancer et un système endogamique qui reproduit le système de cooptation tant critiqué, est très mince et, si on n’y prend garde, on peut facilement basculer dans un monde où ce ne seront pas les meilleurs qui réussiront mais ceux qui seront « bien nés » …

En effet, le but d’un écosystème est de créer un environnement dans lequel se trouvent toutes les ressources nécessaires au bon développement d’une entreprise. On y trouve des supports dans les domaines juridiques, comptables, commerciaux, techniques, etc..
Grâce à cet environnement, l’entreprise qui démarre son activité peut rapidement et efficacement disposer des ressources dont elle a besoin pour se développer.

Si cet environnement est bienveillant, alors la porte sera ouverte à tous et les différentes équipes fondatrices pourront tester leur modèle économique avec le soutien des ressources mises à leur disposition.

A l’inverse, si on se retrouve dans un système de cooptation, les critères pour entrer ne seront pas uniquement liés au projet. Certes il existera à l’intérieur un environnement permettant de développer le projet mais l’objectif de ce système sera de former des pros du pitch et les poulains de ces écuries seront alors mis en scène pour la gloire de ces incubateurs. Il est d’ailleurs étonnant de noter que ces incubateurs sont souvent adossés à des Grandes Ecoles de commerce ou d’ingénieurs qui reproduisent ainsi (in)consciemment ce qu’elles font habituellement avec leurs élèves …

Ce système n’est pas mauvais en soi, il faut juste être vigilant sur deux points : Premièrement ces environnements doivent être ouverts si on veut augmenter la chance qu’une licorne émerge. Deuxièmement il ne faut pas que ce système soit un frein à la créativité.

En effet, si on regarde les plus grandes réussites de ces dernières années, elles ne sont pas nées dans des incubateurs. Elles ont en revanche grandi dans un environnement qui leur ont permis de trouver des ressources techniques et financières relativement aisément.


Il ne s’agit pas là de faire le procès des incubateurs mais bien de faire prendre conscience aux porteurs de projets que ces lieux ne sont pas la panacée et qu’il est parfaitement possible de réussir différemment car ce qui compte c’est que le projet soit bon, c’est-à-dire qu’il corresponde à un besoin réel et qu’il apporte une réponse pertinente.



Si ces conditions sont réunies, il n’y aura pas de difficulté à trouver les ressources nécessaires à son développement …





Et vous, que pensez-vous des incubateurs ?


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Pour aller plus loin :



           

mercredi 7 octobre 2015

Economiser de l’argent grâce au Growth Hacking et à l’approche Lean



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L’argent est le nerf de la guerre.
En d’autres termes, si vous venez à manquer d’argent dans votre activité, que ce soit en phase de démarrage ou lorsque vous vous lancez dans un nouveau projet, tout peut s’arrêter brutalement. Ce manque d’argent à ces instants clefs est donc une source importante de frustration et peut même vous mettre en danger.

Le premier réflexe est alors d’aller voir son banquier pour demander cet argent qui va vous permettre d’avancer. Mais la réponse qui va vous être faite est malheureusement trop classique : vous avez un succès d’estime, souvent sincère, mais cela s’arrête là. Car autant le conseiller que vous avez en face de vous peut être convaincu du bien fondé de votre projet, autant les différents comités qui suivent cette première rencontre se contentent généralement de regarder votre bilan et votre compte de résultat …

Alors comment faire pour passer cette barrière qui semble infranchissable ?



Réponse : Utiliser les effets combinés du Growth Hacking et du Lean.


Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers avec ces notions, il suffit de savoir ceci :

  • Le Growth Hacking est un ensemble de techniques qui permettent de détourner des outils existants en vue de favoriser la croissance de l’entreprise
  • Le Lean est une approche qui permet de réaliser des économies en gérant son développement de manière efficace grâce à ces cycles de validation courts

Bien que ces définitions soient très simplistes, elles permettent de se rendre compte que la première approche permet de se développer à moindre coût tandis que la seconde permet d’optimiser ses ressources. Elles sont donc parfaitement complémentaires.


Le Growth Hacking

Le but n’est pas de faire une présentation détaillée du Growth Hacking mais bien de comprendre l’intérêt qu’il y a à utiliser cette approche.
L’objectif premier du Growth Hacker est la croissance. Comment augmenter sensiblement le nombre de visites sur votre site ? Comment augmenter votre taux de conversion ? Ces questions sont typiquement des questions qu’un « bon » Growth Hacker doit se poser.

Pour vous qui êtes un créateur d’entreprise ou un dirigeant, l’utilisation de ces méthodes permet in fine de créer de la traction (partie « Growth ») à moindre coût (partie « Hacking »), c’est-à-dire d’augmenter le nombre de prospects, et également de convertir tous ces prospects en clients qui veulent payer pour avoir votre produit ou bénéficier de votre service.

Sans aller jusqu’à dire que le Growth Hacking est un métier à part entière, il est certain que la maîtrise des différents outils internet est nécessaire. Par ailleurs, il s’agit d’une activité très chronophage. Vous aurez donc tout intérêt à vous adjoindre les services d’un Growth Hacker, même à temps partiel !


Le Lean

Le Lean est une approche qui consiste à développer rapidement et à moindre coût un prototype fonctionnel, le tester auprès de la population cible et de l’améliorer en fonction des retours des clients.

Il s’agit donc d’une approche qui implique les clients, ou en tout cas les personnes appartenant au segment de clientèle visé, dès le début du process. En effet, votre produit ou votre service sont censés répondre à un besoin. Or, le meilleur moyen de connaître ce besoin est bien d’aller questionner les personnes qui l’ont !

La réticence qu’ont certains chefs d’entreprise à se lancer dans une telle démarche provient du fait qu’ils ont peur qu’en parlant de leur projet autour d’eux ils se fassent voler l’idée par quelqu’un d’autre. Or cela n’arrivera pas car vous seul avez toutes les pièces du puzzle, y compris l’histoire qui a fait que vous êtes là où vous en êtes aujourd’hui.

Ce principe de cycles courts : Développement – Test – Correction permet surtout de minimiser le peu de ressources (financières) dont vous disposez car plutôt que d’investir des sommes importantes dans un produit qui ne marchera peut-être pas, vous ne passez à l’étape suivante que lorsque la précédente sera entièrement validée par de vraies personnes.


Ainsi, l’utilisation combinée des techniques de Growth Hacking et de l’approche Lean permet d’avancer vite, à moindre coût et surtout de disposer rapidement d’une validation non seulement de son produit et de son Business Model. Cependant, ce travail nécessite d’avoir effectué une révolution intellectuelle au préalable ce qui est sans doute le plus difficile …





Et vous utilisez-vous ces techniques dans votre entreprise ?


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jeudi 17 septembre 2015

Trouver un financement adapté



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Il existe un adage qui dit « à chaque problème sa solution ».

En France toutefois, ce sont les banques qui participent très majoritairement au financement des entreprises. Et quand elles décident de fermer le robinet, que ce soit pour des raisons liées à l‘entreprise, ou plus généralement pour des raisons liées à des positionnements stratégiques, l’économie en pâtit.



En tant que chef d’entreprise vous devez donc chercher ailleurs des solutions de financement car cela vous permettra de vous rendre plus indépendant vis-à-vis des banques et surtout d’avoir en face de vous des interlocuteurs qui seront plus intéressés par vos projets que par vos bilans.

L’explosion du secteur de la FinTech (secteur où des acteurs extérieurs au monde bancaire utilisent la technologie et l’internet pour proposer des solutions de financement alternatives) permet à tout chef d’entreprise de trouver les ressources financières dont il a besoin pour le développement de sa société.

Toutefois, face à la multitude de solutions, il faut faire le tri car toutes les solutions proposées ne conviennent pas à votre cas. C’est ici que l’adage cité en introduction prend tout son sens.


1/ Vous démarrez votre activité

Si vous démarrez, vous n’avez pas beaucoup d’argent mais avez une excellente idée et sans doute une bonne équipe.

La première piste à explorer est celle des plates-formes de crowdfunding. Si votre produit s’adresse au public et qu’il apporte quelque chose de nouveau ou d’utile, vous pouvez récolter des fonds auprès de la collectivité. Cela vous permettra aussi de tester votre produit sur un vrai marché et, pourquoi pas, gagner vos premiers clients.

Une seconde piste est constituée des concours et des différents appels à projets. Les dotations sont généralement modestes, mais peuvent vous permettre de récupérer un peu d’argent.

Ils ont en outre deux autres avantages :

  • Ils vous permettent de bien formaliser votre Proposition de Valeur et ils vous apprennent à présenter votre projet à un public en très peu de temps
  • Ils vous donnent de la visibilité et, qui sait, un investisseur voyant votre projet pourra être intéressé …



2/ Vous avez un peu d’ancienneté

En d’autres termes, vous avez déjà un ou deux bilans derrière vous et vous avez déjà des clients.

Dans ce cas, vous pouvez vous rapprocher des plates-formes de type crowdlending. Le crowdlending est un prêt participatif, c’est-à-dire que des personnes physiques ou des entreprises peuvent vous prêter de l’argent à un taux certes plus élevé que ce qu’une banque peut proposer mais vous êtes généralement exempté de caution et le prêt peut être octroyé très rapidement. Par ailleurs, ce type de plate-forme vous donne une bonne visibilité et vous pouvez éventuellement rencontrer des investisseurs qui souhaiteront ensuite mettre de l’argent dans votre entreprise.

Si vous avez déjà des clients et que vous faites face à un problème ponctuel de trésorerie, vous pouvez passer par des plates-formes d’affacturage en ligne. L’avantage par rapport à de l’affacturage « classique » proposé par des banques est que vous savez généralement instantanément si vous pouvez en bénéficier, vous avez des frais réduits et vous n’avez pas d’engagement sur la durée ni de fonds de garantie à constituer.


3/ Et les banques ?

En utilisant ces outils, vous pouvez de fait réduire le rôle des banques à celui d’un établissement qui détient votre compte en banque.

En effet, même si c’est leur faire un cadeau dans la mesure où vous leur retirez toute la partie risquée, vous pouvez cependant réduire leurs revenus en utilisant des plates-formes de paiement en ligne qui ne passent pas par les banques et vous pouvez gérer vous-mêmes vos excédents de trésorerie en utilisant des plates-formes prévues à cet effet ou en investissant à votre tour dans d’autres entreprises.



Un jour viendra sans doute où des entreprises se substitueront aux banques dans la gestion courante de vos comptes. En attendant, il ne faut pas hésiter à passer par les différents acteurs de la FinTech pour obtenir l’argent qui est nécessaire à votre développement. Cette concurrence aussi forte que soudaine va peut-être faire prendre conscience aux banques que le monde a changé et qu’elles risquent bientôt de ne plus avoir de rôle central dans le financement de l’économie.





Et vous, êtes-vous prêts à utiliser la FinTech ?


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Si vous recherchez des solutions de financement pour votre entreprise, contactez-nous sur Creative Consulting et nous vous aiderons à les mettre en place.


Pour aller plus loin :  
           

jeudi 6 août 2015

Lever 1.5 M€ en 1 an, c’est possible !



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Entendons-nous bien : tout ce qui va être dit dans ce billet n’est possible que si votre entreprise répond à ces trois critères fondamentaux : votre offre est innovante voire disruptive, il y a un marché potentiel important et votre offre a une bonne traction.

Bien sûr cela fait beaucoup de conditions, mais si on y réfléchit un peu, on se dit que finalement si quelqu’un investit dans votre entreprise c’est qu’il espère en tirer un profit à moyen ou long terme. Pour cela il est donc nécessaire que les perspectives de croissance soient là et que l’offre réponde réellement à un besoin …



Une fois que ces conditions sont réunies, il reste à se lancer à la conquête du financement. En effet, sauf si vous êtes assez aisé et que vous pouvez tout financer par vous-même, vous ne disposez généralement pas des fonds suffisants pour vous adjoindre les services de développeurs, de commerciaux, de locaux, etc.

D’autant qu’au démarrage, même si vous bénéficiez d’une forte traction, vous ne génèrerez pas de grands revenus. En tout cas ceux-ci ne seront généralement pas suffisants pour vous payer tout ce que vous aimeriez vous payer pour avancer au rythme que vous souhaitez.

Pour récolter de l’argent, disons 1.5 M€ (ce qui est une somme assez importante mais qui permet de sérieusement développer une activité), il va donc falloir agir efficacement et utiliser les différents leviers à votre disposition.

Alors, comment lever 1.5 M€ en 1 an ?


Etape 1 : amorcer la pompe

C’est bien connu, l’argent appelle l’argent. Il faut donc commencer par amorcer la pompe si vous voulez que le processus vertueux démarre.

Le plus simple est de commencer par approcher des investisseurs privés qui auront trois avantages :

  • Ils vont pouvoir assez facilement vous apporter 200 à 250 k€ en s’y mettant éventuellement à plusieurs
  • Ils vont certes prendre des parts dans votre entreprise, mais comme ce sont généralement des personnes disposant d’un réseau intéressant, vous pourrez en bénéficier indirectement
  • Ils peuvent apporter les fonds très rapidement n’ayant généralement de comptes à rendre qu’à eux-mêmes …


Le tout est qu’ils soient séduits par votre projet et qu’ils y voient une opportunité de gagner de l’argent en quelques années.

Une fois que vous disposez de cet argent, augmentez le capital de votre entreprise à hauteur de cet investissement. Vous disposerez alors d’un haut de bilan assez sympathique qui va vous parer pour l’étape 2.


Etape 2 : utilisez les fonds publics

Des organismes comme BPIFrance sont tout à fait disposés à vous aider surtout si votre projet est réellement innovant. La limite du raisonnement est que généralement BPIFrance ne prête qu’à hauteur de 1 pour 1, c’est-à-dire que vous pourrez bénéficier d’un prêt de 100 k€ si vos fonds propres sont de 100 k€.

Cela montre tout l’intérêt qu’il y a à disposer le plus tôt possible de fonds propres élevés …

Par ailleurs, le prêt dont je parle est un prêt à taux zéro, sans caution, remboursable généralement sur 8 ans avec un différé de 3 ans. En d’autres termes, vous ne commencez à rembourser que 3 ans après avoir obtenu le prêt …

Seul bémol, ce prêt est versé en deux temps, à savoir environ 75% tout de suite et le solde à la fin du programme de Recherche Développement Innovation que vous avez dû établir pour justifier de vos besoins et qui est généralement de 18 mois … Comptez aussi le fait que BPIFrance prélève d’office 3% du montant prêté au titre des frais de dossiers …

Vous pouvez compléter ce prêt à taux zéro par d’autres prêts, ceux-ci à intérêt mais avec le même principe d’absence de caution et de différé de remboursement du capital …

Vous pouvez alors considérer que si vous avez pu obtenir environ 200 – 250 k€ lors de votre premier tour de table, vous pouvez alors récupérer le même montant auprès de BPIFrance.


Etape 3 : partez à la conquête des sommets

Fort de ces premiers fonds récoltés, vous allez en principe pouvoir commencer à vous développer sérieusement et tester votre Business Model. Le cas échéant, vous pourrez aussi le faire évoluer et éventuellement pivoter vers un Business Model plus intéressant et plus profitable.

Mettez cette phase à profit pour générer vos premiers revenus et commencer à vous structurer. Il est en effet très important de commencer cette phase de développement car ce n’est qu’à partir du moment où vous l’aurez commencée que vous pourrez aller voir de nouveaux investisseurs pour accélérer votre croissance.

En effet, au début de votre aventure, vous avez démarré puis commencé à croître, il faut désormais que vous alliez encore plus vite et plus haut.

Tout ceci nécessitant de l’argent, mais dans la mesure où vous avez commencé à faire vos preuves, vous pouvez désormais demander un peu plus et 1 M€ n’est absolument pas un objectif inatteignable.


Résumons : commencez par lever 200 – 250 k€ auprès d’investisseurs qui croient en votre projet et en son potentiel. Quelques mois après doublez cet apport par des prêts (sans caution !) auprès de BPIFrance et lorsque vous avez bien démarré et que vous avez besoin de financer votre extension, retournez voir des investisseurs pour récolter 1 M€ (ou plus selon vos besoins et votre capacité).

Vous pouvez donc récolter 1.5 M€ en 1 an si vous vous en donnez les moyens, tout cela sans banque (en considérant BPIFrance comme un investisseur) ! Alors, à vous de jouer !


Et vous, quelle est votre expérience ?


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Si vous êtes à la recherche de fonds pour vous développer, contactez-nous sur Creative Consulting et nous vous aiderons à les trouver !


Pour aller plus loin :