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mardi 29 août 2017

Rien n’arrive par hasard …



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Les startuppers donnent souvent l’image de personnes cools qui passent leur vie à faire la fête, jouer au baby-foot et sortir dans tous les événements mondains pour pitcher leur entreprise devant un parterre d’investisseurs conquis qui leur signent des chèques sur un coin de table …

Cela n’étonnera personne si je dis que la réalité est toute autre.


La vie de startupper tient davantage du parcours du combattant, où on se nourrit principalement de pâtes ou de soupes chinoises et où on passe son temps à courir après les clients. Même si cette vie de moine n’est pas une condition nécessaire et suffisante pour réussir, elle est caractérise quand même la vie de la plupart des porteurs de projets …


Il faut travailler pour réussir

Tout le monde connaît la réponse qu’a faite Mark Zuckerberg à ceux qui voulaient savoir pourquoi il s’habillait toujours de la même façon : Le temps qu’il économisait à ne pas se poser la question de savoir quoi mettre comme habits le matin lui permettait de passer plus de temps à réfléchir au développement de sa société …

Il s’agit certes d’un cas extrême mais le principe sous-jacent est bien là : il faut penser à son entreprise chaque minute qui passe et travailler sans relâche pour avancer et maximiser ses chances de succès.

D’ailleurs, si on regarde bien, les entrepreneurs à succès sont rarement des paresseux et même s’ils donnent à l’extérieur l’image de quelqu’un de détendu et de « cool », en réalité, ils sont focalisés sur le développement de leur entreprise et y passent tout leur temps.


Quantité ne veut pas dire qualité

Bien entendu, travailler beaucoup ne suffit pas. Encore faut-il que ce travail soit focalisé sur le développement de l’entreprise. L’aspect qualitatif du travail doit primer et la quantité de travail n’est seulement là que pour en accentuer l’effet.

Cela vaut d’ailleurs pour les différents collaborateurs de l’entreprise. On ne doit pas mesurer la réussite de sa société au nombre de collaborateurs qu’elle emploie mais bien au niveau de leurs compétences.

Le risque en effet, surtout pour une entreprise qui vient de lever des fonds, est de se mettre à embaucher à tour de bras. Cela peut être nécessaire pour franchir une étape de développement, mais chaque recrutement doit être mûrement réfléchi. D’autant qu’un salarié est une « charge fixe » qui existe quelque soit le niveau de revenus de l’entreprise, alors autant qu’elle soit rentable …


Savoir s’entourer

Idéalement, il ne faudrait fréquenter que des personnes bienveillantes qui sont là pour vous tirer vers le haut. Le problème est que c’est impossible à mettre en pratique car on ne peut pas réduire son carnet d’adresses qu’à des personnes « utiles ».

Cependant, savoir détecter ce qu’une personne pourra vous apporter et surtout savoir mettre au second plan les personnes qui ne vous apportent rien est un atout non négligeable …

Mais tout cela suppose également un effort : il faut savoir aller vers les autres, leur parler de votre startup, écouter leurs conseils, les tenir au courant de vos avancées ... Bref, il faut savoir s’entourer sur la durée !


Le Market Fit

Cette notion est parfois un peu abstraite … Comment savoir en effet si le marché répond bien ? Qui vous dit que le fait d’avoir trouvé 700 clients en 3 mois est une preuve de succès ? Peut-être qu’il aurait fallu 7 000 clients pour démontrer que votre offre correspondait vraiment à un besoin …

Il est donc très compliqué de savoir si on a un succès d’estime ou si on répond vraiment à un besoin. Et encore une fois, pour se faire une bonne idée de la pertinence de ses métriques, il faut travailler sans relâche. Analyser les chiffres, interroger les clients, les prospects, savoir ce qu’ils attendent réellement, etc..

Tout cela demande une concentration intense et un focus extrême sur son activité. Aucune part ne peut être laissée à l’amateurisme.



Ces différents éléments montrent que si on veut réussir à développer son projet, il faut travailler énormément. Soit ce travail sera rapidement récompensé car vous aurez tapé dans le mille dès le départ, et il va falloir travailler encore plus pour vous développer et exploiter le filon. Soit ce travail sera source de frustration car les résultats ne seront pas au rendez-vous  et il faudra donc se remettre au boulot pour explorer d’autres pistes et trouver celle qui vous mènera au succès.


Ainsi, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, le « travail » est toujours une valeur d’actualité, même si sa forme a évolué … 




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jeudi 17 août 2017

Banques ou investisseurs ? A vous de choisir …



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Pour disposer de fonds, une entreprise n’a au final que deux possibilités, avoir des clients qui paient pour ses services ou ses produits ou obtenir des fonds auprès d’organismes financeurs.




Ces organismes peuvent se classer en trois catégories :
  • ceux qui donnent de l’argent sans réelle contrepartie
  •  ceux qui prêtent de l’argent
  • ceux qui donnent de l’argent en échange d’une partie de l’entreprise

Finalement on retrouve les mêmes catégories que dans le crowdfunding, sauf qu’ici, la foule est remplacée par des institutions.

Vous aurez bien entendu reconnu les banques dans le rôle de ceux qui prêtent de l’argent et les investisseurs (Business Angels ou fonds d’investissements) dans le rôle de ceux qui en donnent en échange d’une partie de l’entreprise.


Le choix à faire

En France nous avons naturellement tendance à aller voir la banque lorsque nous avons besoin d’argent. Ce réflexe est différent aux Etats-Unis par exemple où les entreprises cherchent en priorité des investisseurs.

Ainsi, comparer la « complexité » française pour « lever des fonds » avec la (relative) simplicité pour le faire aux Etats-Unis tient d’abord à cette différence culturelle. Au fond, le système s’adapte à la demande …

Par ailleurs, il n’existe quasiment pas de possibilité de trouver des investisseurs pour des entreprises qui démarrent juste et qui n’ont pas encore d’activité commerciale, d’où la nécessité de s’adresser aux autres financeurs, les banques ou les aides régionales.

Si on se place maintenant dans le cas où l’entreprise a la possibilité de s’adresser soit à des banques soit à des investisseurs, elle devra arbitrer entre deux modèles de financement que tout oppose … ou presque.


Se financer auprès des banques

Selon la Banque de France, les banques prêtent de plus en plus aux PME. Ce n’est pas ce qu’on constate sur le terrain car une PME est une structure juridique qui peut avoir de 10 à  quelques centaines de salariés. Et il est clair qu’une banque ne regardera pas du même œil la jeune pousse qui a 10 salariés, du petit groupe qui en a 300.

Quoiqu’il en soit, la première différence est que la banque va prêter de l’argent et va donc vouloir s’assurer d’une seule chose : que l’entreprise sera en capacité de la rembourser … Cela va induire trois conséquences pratiques pour l’entreprise qui souhaite emprunter :
  • elle va devoir disposer d’un certain historique pour « prouver » sa capacité à rembourser
  •  elle va devoir disposer d’un certains nombres d’actifs tangibles (matériel, bâtiments, etc.) que la banque pourra préempter en cas d’incapacité à rembourser le prêt consenti
  • le dirigeant va souvent devoir être caution sur ses biens propres pour se substituer à l’entreprise en cas de défaillance de celle-ci.

Tout cela n’est donc pas très engageant …

A cela s’ajoute que la banque ne va pas aider l’entreprise à se développer. Elle pourrait peut-être le faire car elle dispose dans ses fichiers de contacts qui seraient sans doute intéressants pour l’entreprise. Mais, sauf si le chargé d’affaire le fait de sa propre initiative, la banque ne va pas s’impliquer officiellement dans le développement de l’entreprise.

Pour faire simple donc, sauf pour de petits montants et pour financer certaines activités, il n’est pas forcément facile d’obtenir un prêt bancaire pour une startup qui se lance.

Le tableau n’est toutefois pas si noir que cela car il existe des banques qui ont compris que moyennant une prise de risque initiale, cela pouvait être une bonne opération à moyen terme. Elles ont donc mis à disposition des startups des lieux où celles-ci peuvent se développer. Parmi ces initiatives on peut citer les plus remarquables qui sont les « Villages » du Crédit Agricole et « l’Atelier » de BNP Paribas.


Les investisseurs

Le comportement général des investisseurs envers les startups est à l’opposé de celui des banques.
La raison est simple : un investisseur investit son argent contre une partie du capital de l’entreprise. Il attend donc un retour sur investissement le plus important possible.

Concrètement cela va se traduire par une implication (en principe) de l’investisseur dans l’entreprise : ouverture du carnet d’adresses, mentoring du dirigeant, etc..

Cela peut même aller jusqu’à une mise sous pression du dirigeant pour qu’il atteigne, voire dépasse les objectifs fixés car qui dit objectifs dépassés, dit valorisation qui augmente et donc sortie de l’investisseur avec une plus-value importante.

Ce qui va donc intéresser l’investisseur ce n’est pas tellement le passé de la startup (qui est d’ailleurs peu significatif) mais bien son potentiel de croissance. En effet, plus la startup aura du potentiel, plus cela intéressera l’investisseur car, encore une fois, cela signifiera une plus-value importante à la sortie.

 


Mais tout n’est pas si simple

Il y a un profil de financeur hybride auquel on ne pense pas souvent mais qui pourtant peut intervenir aussi bien au premier tour de table qu’aux suivants, souvent en complément, ce sont les fonds issus des banques.

A mi-chemin entre des fonds d’investissement et des banques, ils ont souvent les avantages des deux.
Une des caractéristiques les plus importantes est qu’ils disposent souvent de leurs propres fonds. Autrement dit, ils ne sont pas contraints, comme certains fonds d’investissements classiques, de liquider leur participation à une échéance donnée. Cela signifie que si à la date de sortie initialement prévue, il faut rester un an de plus pour permettre à l’entreprise de passer un cap difficile, ils peuvent le faire.

L’autre point cependant est que même si toutes les banques disposent de leur propres fonds (régionalement ou nationalement), ces derniers n’ont en pratique que peu de lien avec la banque de détail correspondante.

En revanche, ils sont en général très bien introduits dans l’écosystème local, ce qui peut être un vrai avantage pour les startups lançant leur activité en région.


Pour conclure

Ce rapide panorama des principales structures de financement des startups (hors fonds régionaux et d’entreprises, qui feront l’objet d’autres post) doit vous permettre d’y voir un peu plus clair sur les sources de financement à obtenir en fonction de la maturité de votre projet, de sa localisation ou de la nature des dépenses à financer.

Une fois que vous établi votre feuille de route, vous pourrez donc définir votre plan de financement avec plus de précision !




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mardi 8 août 2017

Gérer sa startup ? Quelle horreur !



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Vous venez de lancer votre startup en partant d’une idée que vous avez trouvée simple et lumineuse. Selon vous et les quelques personnes à qui vous en avez parlé, vous allez cartonner et vous retrouver sous peu à la une de la presse spécialisée.

Et puis, une fois que vous aurez levé des fonds, vous allez pouvoir avoir de beaux locaux et pouvoir vous développer rapidement.

Bref, tout va bien pour vous.



Seulement, il y a juste un truc auquel vous n’avez pas pensé, et c’est bien normal, car c’est quelque chose qu’on n’apprend pas vraiment à l’école (ou alors de façon très théorique) : il va bientôt falloir endosser le costume de CEO …

Créer et gérer sont deux choses différentes

Lorsqu’on crée une entreprise, on est pris dans une sorte de tourbillon qui donne des ailes et fait déplacer des montagnes. On passe son temps à convaincre ses proches, ses amis et plus tard, les investisseurs, les chargés d’affaires de la banque ou de BPIFrance ou encore les jurys des associations de BA, que ce projet est LE projet du siècle.

Vous arrivez même, sans trop de difficulté à vrai dire, à trouver vos premiers clients, sésame nécessaire pour que la caverne d’Ali Baba des fonds s’ouvre.

Ainsi, créer est grisant, passionnant et une aventure extraordinaire.

Mais gérer …

Se lever le matin et regarder ses metrics de la veille, s’assurer que chacun fait son boulot correctement, rencontrer des salariés qui se plaignent que la machine à café ne marche plus … Bref, gérer sa startup, qui est maintenant devenue une jeune fille un peu gauche, c’est autre chose et c’est beaucoup moins fun.

Créer c’est convaincre, gérer c’est déléguer

La première qualité qu’on demande à un patron (car c’est ce que vous êtes devenu), c’est de savoir déléguer. Non pas faire faire les choses qu’on n’a pas envie de faire au premier stagiaire venu, mais déléguer. Autrement dit faire faire des tâches que vous savez parfaitement faire mais que vous ne devez plus faire pour garder la hauteur de vue qui est nécessaire à votre job.

Bien sûr, vous ne perdez pas la main sur le business, mais vous devez embaucher des personnes qui le font de façon opérationnelle tandis que vous êtes là pour élaborer la stratégie et vous assurer que les résultats sont là.

Gérer c’est savoir prendre des décisions

Si les résultats ne sont pas là, vous devrez agir, c’est-à-dire parfois sanctionner … Mettre un avertissement à la personne qu’on a recruté il y a trois mois ou licencier pour faute le salarié embauché il y a six mois font partie du boulot.

Vous ne devez pas vous mentir (et mentir aux autres) : si les chiffres ne sont pas bons, il faut analyser les raisons de cet état de fait et agir. Cela peut signifier pivoter, renforcer une équipe, dégraisser une autre, etc.. Mais tout devra être fait pour que l’entreprise retrouve le chemin de la rentabilité (ou au moins que sa croissance soit conforme aux objectifs fixés).

Gardez toujours en tête cette égalité : RQCV = RQCM, Responsable quand ça va = Responsable quand ça merde ! C’est clair, vous êtes le boss et l’ensemble de l’équipe attend que vous preniez les bonnes décisions.

Gérer c’est savoir écouter

Vous n’êtes pas omniscient et même si les premiers succès de votre startup peuvent vous laisser croire que vous avez « réussi », n’oubliez jamais que vous n’en êtes qu’au démarrage et que ce qui a fonctionné les 6 premiers mois ne va pas continuer nécessairement comme vous l’aimeriez.

Si vous avez des investisseurs qui sont arrivés au board ou si vous êtes suivi par des mentors ou un incubateur/accélérateur (digne de ce nom), vous aurez autour de vous des personnes d’expérience qui sauront vous conseiller sur les décisions stratégiques à prendre.

Il ne s’agit évidemment pas d’écouter ces conseils sans le recul nécessaire car d’une part les conseilleurs ne sont pas les payeurs et d’autre part, selon leur origine, les conseils peuvent provenir de personnes ayant des intérêts différents des vôtres.

Mais d’une manière générale, sachez écouter les avis des autres pour vous forger une opinion la plus objective possible.

Pour résumer, lorsque vous vous lancez dans l’aventure entrepreneuriale, ne perdez jamais de vue qu’au final, seuls ceux qui réussiront seront ceux qui sauront à la fois :
  • être des créateurs pour être en capacité de lancer une société sur la base d’une idée
  • être des gestionnaires qui sauront gérer la croissance de la startup devenue entreprise



Pour vous en convaincre, regardez autour de vous et observez celles et ceux qui sont toujours à la tête de leur entreprise quelques années après sa création et inspirez-vous d’eux plutôt que de celles et ceux qui se seront « contentés » de lever des fonds pour ensuite exploser en vol …




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mardi 25 juillet 2017

Startup et traction : marché de dupes ?



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Un des critères cher aux investisseurs est, après la qualité de l’équipe et la taille du marché, la traction … Ce mot étrange, né avec le développement des startups signifie en langue vulgaire « la capacité à attirer des clients, au-delà du cercle familial et des amis des fondateurs ». Autrement dit, lorsque la startup montre une belle traction, cela signifie que son offre commence à rencontrer son marché.

Mais, comme souvent, les apparences peuvent être trompeuses et une « belle » traction peut en réalité n’être que du vent …



Il faut penser dynamique, pas statique


Le temps est un paramètre essentiel dans une entreprise en général et dans une startup en particulier. En effet, avoir un nombre de clients n’est pas suffisant pour mesurer la capacité de la startup à gagner de nouveaux clients. Il faut surtout regarder comment ce nombre évolue dans le temps.

On comprend bien qu’une startup ayant gagné 100 clients le premier mois, 1 000 le second et 5 000 le troisième est potentiellement plus intéressante que celle qui a gagné 5 000 clients le premier mois mais qui ne progresse plus après.

Ainsi, si le nombre de clients est un des éléments clefs permettant de mesurer la performance de la startup, son évolution dans le temps est un élément encore plus important. Celui-ci doit donc être présenté de façon dynamique pour convaincre ses interlocuteurs que quelque chose est en train de se passer !

Ne pas confondre quantité et qualité


Que signifie réellement la phrase « nous avons réussi à obtenir 500 clients en 3 mois » ? Cela signifie-t-il que 500 clients qui ignoraient complètement l’existence de la startup 3 mois auparavant ont été séduits par l’offre de celle-ci au point qu’elles ont signé un contrat ? Cela signifie-t-il que les fondateurs de l’entreprise, forts d’un réseau d’entreprises ont réussi à convaincre 500 de ces entreprises d’essayer leur offre ? Cela signifie-t-il que l’incubateur dans lequel se trouve la startup leur a ouvert son carnet d’adresses ?

Bref, derrière les chiffres se cache toujours une réalité plus ou moins avouable qui, sans que cela dévalorise le travail effectué par la startup (500 clients sont toujours 500 clients !) doit être pondérée.
D’ailleurs, il serait intéressant de savoir si les investisseurs potentiels se posent ce type de question ?

N’oublions pas les maths …


En maths on apprend que par 2 points peuvent passer une infinité de courbes (je n’ai pas dit de droites). Et la courbe peut être régulière et croissante, régulière et linéaire, irrégulière, … Dit autrement, cela signifie que si on se base uniquement sur 2 chiffres (le nombre de clients au départ et le nombre de clients après un certain nombre de mois), on peut extrapoler facilement … comme on aimerait que la vérité soit.

Ainsi, en fonction des hypothèses de croissance prises, récupérer 500 nouveaux clients en 3 mois, va conduire à obtenir 500 autres clients dans les 3 mois qui suivent ou 5 000. Ce qui n’est pas la même chose.

Les chiffres extrapolés à partir des résultats obtenus doivent donc être justifiés et les hypothèses prises crédibles. Sans compter qu’il existe une limite physique qui est la taille du marché et qu’une croissance exponentielle peut amener rapidement (sur le papier) à un nombre de clients supérieur au nombre d’habitants sur terre …

Pour résumer

La traction traduit de manière chiffrée le fait qu’une startup commence à trouver son marché. Seulement, qui dit chiffre dit interprétations possibles … Sans hypothèses sérieuses et sans la mise en place d’outils de suivi permettant de mesurer précisément la progression de ces chiffres, le risque est qu’on finisse par prendre ses souhaits pour la réalité !

Et vous, comment traitez-vous les données chiffrées provenant de vos outils de suivi ?




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jeudi 3 décembre 2015

Entrepreneurs ne soyez pas paranoïaques !



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Ma fréquentation d'un grand nombre d’entrepreneurs, qu’ils soient de nouveaux entrepreneurs démarrant un projet ou des entrepreneurs plus expérimentés qui sont à la tête de leur entreprise depuis plusieurs années, m’a montré qu’un des traits de comportement qui les caractérise le plus est la paranoïa !

Ce n’est pas un jugement de valeur mais seulement un constat. Et par paranoïa je n’entends pas cette maladie mentale qui peut être très grave, mais plutôt cette crainte presque obsessionnelle qu’ils ont de se faire voler leur idée ou de se faire doubler par des concurrents mal intentionnés qui auraient eu accès à des données confidentielles les concernant.

Bien entendu, il existe des voleurs d’idée et des concurrents qui vont chercher à connaître tous les détails de votre entreprise dans le but de vous nuire, mais cela représente une infime minorité de votre environnement. Dans la très large majorité des cas, les choses se passent normalement.



Alors, pour quelles raisons vous ne devez pas être paranoïaques ?


L’idée compte moins que son exécution

Pourquoi Google surpasse-t-il Yahoo comme moteur de recherche ? Pourtant ce n’est pas Google qui a inventé les moteurs de recherche … On peut se poser la question pour une multitude d’autres entreprises, du web ou de secteurs plus traditionnels.

Ce qui caractérise les entreprises qui réussissent c’est une excellente exécution, autrement dit une mise en œuvre de leur offre qui est parfaite ou en tout cas qui est nettement meilleure que celle de leurs concurrents.

Il ne suffit donc pas d’avoir une bonne idée, encore faut-il l’exécuter parfaitement. Alors si des tiers vous volent votre idée, ce n’est pas grave, le tout est que vous soyez le meilleur dans sa réalisation !


Vive la concurrence !

Vous venez d’inventer un nouveau concept, vous mettez en œuvre une offre répondant à un nouvel usage, et vous pensez être le seul … Manque de chance, des concurrents débarquent et proposent quelque chose de similaire. Pas de panique, c’est une excellente nouvelle !

En effet, si des concurrents se lancent sur votre secteur c’est qu’ils estiment qu’il y a des opportunités d’affaire importantes. Autrement dit, ils valident votre idée !

D’ailleurs, si vous démarrez une activité et que vous recherchez des fonds, le fait d’avoir des concurrents va avoir tendance à rassurer les investisseurs. Le tout étant alors de savoir comment vous allez faire pour être meilleur que vos compétiteurs …


Parler fait progresser

Si vous restez seul dan votre coin à ne surtout rien dire de peur qu’on sache ce que vous préparez, vous risquez de vous retrouver avec un produit ou une offre dont personne ne veut parce qu’elle ne sert à rien …

Parler de votre idée aux gens qui vous entourent et aux personnes que vous ciblez a l’intérêt de vous permettre de recueillir un grand nombre d’informations utiles, en particulier sur les besoins de ces personnes. N’ayez pas crainte des remarques du type « mais tu sais que ce n’est pas bête du tout ton truc ! » car ces personnes, fussent-elles mal intentionnées, ne pourront pas rattraper tout le travail que vous avez fourni pour en arriver là où vous en êtes aujourd’hui.

Alors, n’hésitez pas à parler de votre idée autour de vous, cela pourra même vous permettre de trouver vos premiers clients !



Ces quelques raisons font que vous devez cesser de croire que tout le monde va vous voler votre idée si vous en parlez autour de vous. Dites-vous bien par ailleurs que même si c’était le cas, cela vous forcerait juste à être plus innovant encore, ce qui est en soi un bon défi !





Et vous, êtes-vous paranoïaque ?


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lundi 16 novembre 2015

Comment bien choisir ses investisseurs



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Trouver des investisseurs pour permettre à son projet de voir le jour ou de se développer est une chose. Choisir le ou les bons investisseurs est une autre chose. C’est même le sujet principal lorsqu’on initie une démarche de recherche de fonds.

Après avoir défini de combien on a besoin pour démarrer ou développer son activité, on doit commencer par déterminer le profil des investisseurs qu’on souhaite voir entrer à son capital. En effet, à partir du moment où l’investisseur possède des parts dans votre entreprise, même s’il intervient comme actionnaire minoritaire, il va devoir être informé des choix que vous faites et il va vous demander des comptes. La vie va donc changer pour vous.



Alors comment bien choisir ses investisseurs ?

Premièrement il faut vous persuader d’une chose : c’est bien à vous de choisir vos investisseurs et pas l’inverse. Vous devez donc toujours garder ce rapport de force en tête dans les discussions que vous aurez avec ceux qui seront susceptibles de travailler avec vous.

Une fois cette condition initiale posée, vous pouvez commencer votre travail de recherche.

Pour cela, commencez par savoir de quel type d’investissement on parle. Le vocabulaire utilisé dans le domaine du financement d’entreprise n’est en effet pas très précis et un terme donné peut recouvrir un spectre plus ou moins large. Dans ce qui nous intéresse ici, on a schématiquement 3 grandes familles d’investisseurs selon qu’ils interviennent :

  • en amorçage, c’est-à-dire tout au début de la vie de l’entreprise, votre projet est lancé mais vous ne générez pas encore de chiffres d’affaires
  • en capital développement, c’est-à-dire quand votre entreprise a commencé à générer du chiffre d’affaires et est en train de croître
  • en capital investissement, c’est-à-dire quand votre entreprise  est bien développée et qu’elle veut passer un cran au-dessus (aller à l’export ou faire de la croissance externe  par exemple)


Vous devez donc commencer par savoir à quel stade se trouve votre entreprise.

Ensuite, et c’est lié au premier point, vous devez déterminer vos besoins. En effet, si vous démarrez juste, vous aurez « seulement » besoin de quelques centaines de milliers d’euros (entre 200 k€ et 500 k€) tandis que si votre entreprise est déjà bien développée et qu’elle est rentable, les tickets seront de plusieurs millions d’euros, voire dizaines de millions d’euros.

Au démarrage, estimer ses besoins est une tâche complexe car vous devez estimer des coûts dont vous n’avez pas forcément idée. Par exemple, si vous vous lancez, comment estimer les coûts de communication sur une année ?

Une fois que vous savez combien vous voulez et quel type de fonds vous souhaitez adresser, vous devez les identifier et commencer à faire le tour de ces investisseurs potentiels. C’est une tâche à la fois chronophage et frustrante car le taux de refus est généralement très élevé (entre 90% et 95% !). Toutefois, ce nombre n’est qu’une statistique et ne signifie pas que pour avoir votre premier succès, vous devrez au préalable voir une vingtaine de fonds !

Une bonne technique cependant consiste à démarcher des fonds avec lesquels vous n’avez pas forcément envie de travailler mais sur lesquels vous allez pouvoir tester votre pitch et votre présentation. Vous ne prenez aucun risque et vous êtes donc beaucoup plus prêt pour le jour où vous allez solliciter le ou les fonds que vous avez vraiment envie d’avoir dans votre capital.

C’est ici en effet qu’on parle du choix et que le principe évoqué au commencement de ce billet doit vous revenir à l’esprit : regardez bien ce que font les fonds, comment ils communiquent, à quels événements ils participent. Si vous le pouvez, allez les voir lors de road shows ou de réunions publiques, voire de concours de pitch !

Vous allez passer quelques années avec celui ou ceux qui vont entrer à votre capital, il n’est donc pas question de mal choisir. Vous avez sans doute des critères qui vous sont propres, aussi n’hésitez pas à faire passer les fonds qui peuvent vous correspondre théoriquement à la moulinette pour ne choisir que la poignée avec lesquels vous avez réellement envie de travailler !


Ainsi, pour choisir les investisseurs avec lesquels vous allez travailler, ne vous mettez jamais en position de faiblesse. Pour vous en persuader, dites-vous qu’ils ont un intérêt à venir chez vous car comme votre projet va marcher et être très profitable, ils vont pouvoir faire une plus-value très forte ! Vous pouvez donc choisir qui va accompagner votre succès. Normal, non ?



Et vous, quels sont vos critères de choix d’un investisseur ?


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Si vous avez besoin de fonds pour démarrer ou développer votre projet, contactez-nous sur Creative Consulting et nous vous accompagnerons dans votre démarche.


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vendredi 4 septembre 2015

Sachez vous concentrer sur l’essentiel



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Lorsque vous démarrez votre activité de chef d’entreprise, que ce soit en mode startup ou en mode plus classique (entreprise artisanale par exemple), la première chose que allez chercher à faire est de limiter les dépenses.



En effet, vous ne disposez généralement pas de beaucoup d’argent au démarrage et vous souhaitez l’investir dans des choses vraiment pratiques et importantes pour votre entreprise (un peu de matériel, un peu de stock, etc.).

Ainsi, en ce qui concerne les fonctions de l’entreprise, à savoir le commerce, le juridique, la comptabilité, la stratégie, etc.., votre premier réflexe est de vous dire que vous pouvez tout faire, d’autant qu’étant en phase de démarrage, vous n’aurez pas trop de travail.

C’est sans doute vrai, mais même si chaque tâche ne requiert pas beaucoup de travail, le fait qu’il y ait un grand nombre de tâches va finir par vous asphyxier ! Il est donc nécessaire de vous concentrer sur l’essentiel.

Mais qu’est ce que l’essentiel lorsqu’on démarre une activité ?

En fait la réponse à cette question n’est pas simple car elle dépend du contexte dans lequel évolue l’entreprise et de la personnalité du chef d’entreprise …


1/ Développer l’entreprise

On ne le répètera jamais assez mais une entreprise doit pouvoir se développer par elle-même, ce qui signifie qu’elle doit répondre à un besoin d’un marché identifié et suffisamment important pour rentabiliser ses investissements.

Il est donc très important de chercher des fonds pour démarrer son activité, mais il est encore plus important de chercher à pérenniser cette activité. Pour cela, il faut développer commercialement l’entreprise.

L’activité numéro un de tout chef d’entreprise est donc le développement commercial.


2/ Recruter

Ensuite, il est très important de trouver les bonnes personnes pour faire ce que vous ne pourrez pas faire pendant ce temps-là. Il va donc falloir passer un peu de temps à recruter vos collaborateurs. Dans la mesure où ce sont des personnes sur lesquelles vous allez vous reposer, il va s’agir de trouver les bonnes !

N’hésitez donc pas à passer un peu de temps à cette tâche car il s’agit d’un investissement au sens où si elle est réalisée sérieusement, elle va vous permettre de vous consacrer au reste.


3/ Veiller

Une fois que vous serez bien entouré et que vous aurez défini les axes de développement de l’entreprise, il va falloir rester à l’écoute de votre marché. En effet, les marchés d’aujourd’hui sont mouvants et ce qui est vrai aujourd’hui peut parfaitement être remis en cause demain. Il est donc important de disposer d’un maximum de données pour que vous soyez en mesure de « pivoter » rapidement si cela s’avère nécessaire.

Vous pouvez pour cela vous appuyer sur les collaborateurs que vous avez recrutés, mais ils ne feront que vous nourrir de données. L’interprétation et l’analyse de ces données vous appartiennent et la décision finale aussi.

Soyez donc prêt à remettre en cause votre Business Model si cela devient nécessaire.


4/ S’organiser

Le dernier point important est que ces tâches requièrent de votre part une grande concentration. En effet, vous avez vite fait de vous laisser perturber par des choses sans importances qui, sous prétexte de vous détendre, peuvent vous faire perdre un temps précieux.

Le meilleur moyen pour résister à la tentation est de vous imposer une discipline stricte qui vous interdit par exemple de faire autre chose que du développement commercial chaque matin de 8h à 12h. Le reste du temps étant consacré au reste.


Pour résumer, si vous voulez vous concentrer sur l’essentiel, commencez par identifier ce qui est vital pour votre entreprise, en l’occurrence son développement commercial, son organisation et sa capacité à évoluer. Une fois ces points fixés, fixez-vous des règles de travail vous imposant de ne traiter que ces points à des moments de la journée.

Pour le reste, n’hésitez pas à déléguer ou à faire appel à des conseils extérieurs qui sauront vous aider au moment le plus opportun !





Et vous, savez-vous aller à l’essentiel ?


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