lundi 2 septembre 2013

Comment gérer les Traîtres ?



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La vie de chef d’entreprise n’est pas un long  fleuve tranquille, tous ceux qui exercent cette fonction le savent très bien. Les choses se compliquent d’ailleurs au fur et à mesure que le nombre de salariés croît car la probabilité de tomber sur des cas compliqués à gérer augmente.

On peut se dire que si on recrute soi-même ses salariés on peut éviter beaucoup d’écueils, ce qui est vrai, mais il ne faut pas négliger la nature humaine qui peut être changeante et de toute façon, il reste le cas d’une entreprise qu’on reprend et dont hérite des salariés sans les avoir choisis.

Parmi tous les caractères et les types de salariés, il y en a un dont je veux parler aujourd’hui qui existe plus fréquemment qu’on ne pense : le Traître.



Entendons-nous bien : il existe plusieurs sortes de Traîtres, selon leur niveau de trahison et la démarche qu’ils ont. En fait, c’est un peu comme dans la « vraie » vie : il y a les Traîtres par conviction, par appât du gain, par faiblesse, par vengeance, etc.. Mais dans l’entreprise, leur présence peut mettre en danger sa pérennité et il est donc très important de les découvrir et d’agir en conséquence.

1)    Quelles sortes de Traîtres existent

Il existe en fait selon moi deux familles de Traîtres en entreprise :
  • les Traitres actifs qui agissent par vengeance ou par dépit et qui savent parfaitement ce qu’ils font
  • les Traitres passifs qui par leur attitude laxiste ou par bêtise peuvent être amenés à donner à des tiers des informations qu’ils ne devraient pas
Les Traîtres actifs sont les plus difficiles à détecter car, sachant ce qu’ils font, ils se cachent et agissent dans l’ombre : ils vont par exemple rencontrer des concurrents et leur donner des informations, tout ceci dans le plus grand secret. Ou bien encore, ils vont dénigrer l’entreprise de manière discrète auprès de personnes influentes qu’ils connaissent.

Les Traîtres passifs sont, a contrario,  les plus simples à identifier car ils agissent davantage par bêtise que par volonté de nuire, mais il n’en reste pas moins que les informations qu’ils donnent peuvent nuire à leur entreprise. Ce sont par exemple des personnes qui vont donner des éléments autour d’un verre ou parler à une personne en qui elles ont confiance et qui peut jouer sur leur faiblesse de caractère pour récupérer des informations.


2)    Comme détecter une trahison

Souvent, hélas, une trahison se détecte par hasard ! Une conversation avec un confrère, des faits qui semblent curieux, etc.. Il est difficile de mettre en place un indicateur spécifique. Cependant, l’existence d’indicateurs pertinents permet de détecter un dysfonctionnement qui se révèlera être une trahison.

Je me souviens par exemple d’un chef d’entreprise qui avait mis en place un indicateur montrant un ratio : affaires gagnées par rapport aux appels entrants. Il avait constaté une baisse sensible à partir d’un moment donné. Il a mené son enquête pour découvrir qu’en fait un de ses commerciaux donnait ses prix à la concurrence car il voulait être recruté par celle-ci …

Car tout est là. Une fois que le doute s’est installé sur le comportement de tel collaborateur, il faut investiguer de manière plus complète pour être certain de la trahison ! Ne serait-ce que pour documenter suffisamment les faits aux fins d’éviter des procédures longues et coûteuses.

Une fois le Traître potentiel identifié, il faudra donc lui tendre des pièges, comme par exemple, lui donner des informations spécifiques et facilement vérifiables pour voir si elles sont transmises or des canaux légaux à des tiers.


3)    Comment agir avec les Traîtres

Personnellement, je pense qu’il y a deux façons de traiter la trahison, qui dépendent en fait de sa nature : pardonner ou éliminer.

Si la trahison se fait par négligence ou par bêtise, il est possible de pardonner à la personne. Pour autant, cela ne devra se faire qu’après un face à face lors duquel, preuves à l’appui, on expliquera au collaborateur fautif qu’il a agi contre les intérêts de l’entreprise et qu’il a pu mettre celle-ci en danger.
Si le collaborateur a agi sans avoir conscience de la gravité de son action, il réalisera alors que les conséquences de ses actes auraient pu être dramatiques pour l’entreprise, lui et ses collègues.
Mais cette personne ayant fait montre de faiblesse devra être surveillée très fortement à l’avenir car elle pourrait retomber dans le piège.

Quant à l’autre cas de trahison, celui qui consiste à agir consciemment, la sanction est sans appel : la personne doit être éliminée de l’entreprise où elle a sévi. En effet, dès lors qu’il y avait volonté de nuire, cela signifie que le contrat moral qui lie les deux parties a été rompu.
Cela dit, pour éviter toutes les conséquences fâcheuses d’un licenciement mal géré, il sera nécessaire de bien documenter les faits pour être capable, le cas échéant, d’apporter la preuve de la duplicité du collaborateur licencié.
Ensuite, il faudra faire passer le message auprès des personnes ou des entités qui ont bénéficié des informations du Traître que celui-ci a été éliminé et qu’une grande vigilance sera désormais apportée aux relations que l’entreprise entretiendra avec elles.


 Dans tous les cas, la gestion d’un Traître dans l’entreprise laisse nécessairement des traces car la première question que le chef d’entreprise se posera nécessairement sera de savoir pourquoi il a été trahi. Mais le plus important est sans doute de réaliser que cela n’arrive pas qu’aux autres et que des indicateurs ainsi qu’une surveillance accrue des informations qui circulent hors de l’entreprise doivent être mis en place, ne serait-ce que pour éviter les tentations ...

Et vous, avez-vous eu affaire à des Traîtres dans votre entreprise ?

Si vous souhaitez mettre en place des métriques permettant de détecter des éventuels problèmes au sein de votre entreprise, qu'ils soient organisationnels ou liés au personnel, contactez-nous sur http://www.so-creativeconsulting.com pour que nous les mettions en place et les évaluions ensemble.



Pour aller plus loin :
           

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